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Lancer sa propre entreprise en Belgique : Du rêve à la réalité

Starting a Business in Belgium: From Dream to Reality
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3 février 2026

Lancer sa propre entreprise en Belgique : Du rêve à la réalité

Devenir son propre patron est l'ambition ultime de beaucoup. Que vous rêviez d'ouvrir un bar à café animé en ville, de vous lancer comme consultant indépendant ou de créer une entreprise locale de rénovation : la liberté vous appelle. Mais en Belgique, ce rêve s'accompagne d'un mode d'emploi strict. L'enthousiasme seul ne suffit malheureusement pas ; les bases administratives doivent être solides. Celui qui ne respecte pas l'ordre des formalités risque des amendes avant même d'avoir gagné son premier euro.

Pour vous mettre sur la voie, nous vous guidons à travers le labyrinthe administratif. Pas de listes arides, mais un récit logique, du départ à l'arrivée.

Les fondations juridiques

Tout commence par le choix de votre forme juridique. C'est la décision la plus importante que vous prendrez, car elle détermine comment vous serez taxé et qui est responsable. La plupart des débutants choisissent l'entreprise individuelle (personne physique) car c'est la manière la plus rapide et la moins coûteuse. Le grand inconvénient est que vous et votre entreprise ne faites qu'un : en cas de dettes, les créanciers peuvent toucher à votre patrimoine privé. Voulez-vous protéger votre patrimoine privé ? Alors une société (comme une SRL) est le choix le plus sûr. Il y a ici une séparation stricte entre vous et l'entreprise, mais en contrepartie, vous avez plus de frais de démarrage et devez passer par le notaire.

Si vous optez pour cette société, un plan financier est obligatoire. Vous devez le déposer chez le notaire avant même la constitution. Ce document prouve que vous disposez de moyens suffisants pour couvrir les deux premières années. Pour une entreprise individuelle, ce n'est pas légalement obligatoire, mais fortement conseillé pour votre propre tranquillité d'esprit.

De la banque au notaire

Avant de démarrer officiellement, vous devez passer par la banque. Il est crucial de séparer strictement le professionnel du privé. Pour une entreprise individuelle, un compte à vue séparé au nom commercial suffit. Si vous constituez une société, la procédure est plus formelle. Vous ouvrez un compte bloqué sur lequel vous versez le capital de départ. La banque vous fournit ensuite une attestation bancaire. Vous emportez cette attestation chez le notaire pour signer l'acte constitutif. Vous commencez en tant qu'entreprise individuelle ? Alors vous pouvez sauter l'étape du notaire et passer directement à la suite.

L'enregistrement officiel et la TVA

Une fois la base établie, votre entreprise doit être enregistrée à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE). Vous faites cela via un guichet d'entreprises agréé comme Liantis, Xerius ou Acerta. Après paiement des frais administratifs, vous recevez votre numéro d'entreprise unique.

Vient ensuite une étape qui crée souvent de la confusion : la TVA. Posséder un numéro d'entreprise ne signifie pas automatiquement que vous pouvez facturer ; vous devez d'abord faire activer le numéro auprès du SPF Finances. Une nuance importante s'impose ici. Vous pouvez absolument déjà engager des frais (comme l'achat d'un ordinateur portable ou la location d'un immeuble) avant que votre numéro ne soit actif. Faites établir ces factures au nom de votre entreprise "en constitution", afin de pouvoir récupérer la TVA plus tard. Pour l'envoi de vos propres factures de vente, il vaut mieux attendre que l'activation soit effective. Des mentions comme "TVA en attente" ne sont souvent pas acceptées comptablement par les clients, ce qui peut mener à des problèmes de paiement.

Enfin, n'oubliez pas de vous affilier à une Caisse d'assurances sociales. En tant qu'indépendant, votre sécurité sociale n'est pas réglée automatiquement. Vous payez chaque trimestre une cotisation pour constituer vos droits sociaux. Assurez-vous que cette affiliation soit en ordre au plus tard le jour de votre démarrage.

Attention aux obstacles locaux

La Belgique ne serait pas la Belgique sans ses différences régionales. Un premier point d'attention concerne la preuve des connaissances de gestion de base. En Flandre, cette obligation a été abolie en 2018, permettant à chacun d'entreprendre sans diplôme spécifique. Toutefois, si votre entreprise est située en Région de Bruxelles-Capitale ou en Wallonie, vous devez impérativement présenter un diplôme ou une expérience pertinente au guichet d'entreprises. Sans cette preuve, vous n'obtiendrez pas de numéro d'entreprise et le démarrage sera impossible.

Par ailleurs, l'esprit d'entreprise ne suffit pas pour tous les secteurs. Pour les professions réglementées telles que les agents immobiliers, les architectes ou les comptables, vous devez disposer des titres requis. Soyez également conscient qu'à Bruxelles et en Wallonie, de nombreux métiers de la construction, comme entrepreneur de gros œuvre ou électricien, sont encore protégés. Dans ces régions, vous devez prouver officiellement votre compétence professionnelle avant de pouvoir exécuter les travaux, une règle qui a largement disparu en Flandre.

Enfin, l'ampleur et la nature de votre projet immobilier jouent un rôle déterminant. Pour les immeubles commerciaux dont la surface de vente nette dépasse 400 m², vous avez généralement besoin d'un permis d'environnement spécifique pour les activités commerciales. La commune examine alors l'impact de votre commerce sur la mobilité et le voisinage. Si vous travaillez avec des denrées alimentaires ou si vous vous lancez dans l'Horeca, n'oubliez pas qu'une inscription ou une autorisation de l'AFSCA (Agence alimentaire) est toujours requise pour garantir la sécurité alimentaire.

Le casse-tête immobilier : Emplacement, bail et affectation

La recherche d'un emplacement adéquat ne se limite pas à la localisation et au prix au mètre carré ; le cadre juridique est tout aussi déterminant. Les commerces relèvent de la loi stricte sur les baux commerciaux, qui vous protège mais vous lie aussi à long terme, tandis que les contrats de bureaux et de logistique sont généralement plus flexibles. Ne perdez pas de vue l'affectation urbanistique du bien. Vous ne pouvez pas installer un bureau dans une zone industrielle ou ouvrir un magasin dans un immeuble résidentiel sans demander le permis d'environnement adéquat ou un changement d'affectation à la commune. Enfin, sur le marché professionnel, il est courant que le précompte immobilier soit à la charge du locataire, un coût annuel important à ne pas oublier dans votre plan financier

Prêt pour le départ ?

Entreprendre est une aventure qui commence par une bonne administration. Dès que votre numéro d'entreprise est actif et que vos papiers sont en ordre, vous êtes officiellement "en affaires". Il ne reste plus qu'une question importante : où allez-vous vous installer ?

L'emplacement de votre entreprise est tout aussi important que la structure juridique. Cherchez-vous le bureau idéal, un entrepôt stratégiquement situé ou un immeuble commercial avec beaucoup de passage ?

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Kim Verdonck

Research, Marketing, IT development

[email protected]

+32 478 47 27 47

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